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Buloogh al-Maraam

Cours de Umm 'Abdillah al-Waadi’iyyah
(fille du Shaykh Muqbil bin Haadee - [d. 1422] Rahimahullaah)




Introduction

Par la Grâce e la Miséricorde d'Allah ("Azza wa-jal), des soeurs vivant à Toronto, Canada et à Philadelphie, USA ont été béni avec l'opportunité unique d'étudier sous des étudiantes en science venant de Damaaj, Yemen.
Depuis le début de l'année 1424 (2003), nous avons beaucoup profité de nos professeurs qui nous ont enseignée des travaux classiques d'Ahlul-Sunnah wal-Jamaah. Les classes sont tenues dans le Nord de l'Amérique via "weekly live tele-links" et couvrent des leçons de Aqidah, Minhaj, Hadith et Fiqh.
Récemment, Umm 'Abdillah al-Waadi’iyyah (Hafitha-hallaah) a demandé à ce que ses cours soient disponibles sur internet. Cependant, en respect de sa demande, les notes des cours précédents ne seront pas publiées. Ce qui signifie que toutes les notes d'avant le 27 Février 2005 ne seront pas mises en ligne. Nous demandons gentillement que tout le monde respecte sa décision.

Traduit par la soeur Oum Aïcha


بسم الله الرحمن الرحيم
Notes de Bulughul Maraam
Cours donné par Umm 'Abdillaah Al-Waadi'iyyah
18 Muharram 1426 | 27 February 2005
Hadith 118-123



باب الحيض

الحيض (Al-Hayd) signifie linguistiquement l'écoulement. On dit d'une vallée "haadal waadi" si elle s'écoule. Dans la Shari'ah (sens législatif), c'est le sang que l'utérus produit. Al hayd a beaucoup d'autres noms. Il y a d'autres noms pour les menstrues, qui sont les suivants:

1. نفاس comme dans la parole du Prophète (alayhi salat wa salam) à 'Aisha (radhiyallahu 'anha) "anafisti?"
2. De même, on l'appelle الضحك (le rire) et certains savants ont utilisé la aayah suivante comme preuve.

Allah a dit:

"Sa femme était debout, et elle rit alors; Nous lui annonçâmes donc (la naissance d') Isaac, et après Isaac, Jacob." (Hud : 71)


Cependant, étant donné qu'il n'y a rien qui pourrait empêcher à la aayah de garder son sens litéraire, c'est mieux de le garder.

3. الطمف
4. الاكبار
5. الفراك
6. اعصار

Le sang qui sort de l'utérus d'une femme, est de trois sortes:

1. Le sang du hayd (menstrues)
2. Le sang des nifaas (lochies)
3. le sang de l'istihaadhah (sang anormal)

Le sang de l'istihaadhah vient d'une veine appelée العاذل
.

Al Hayd est courant chez toutes les filles d'Adam comme le Prophète (alayhi salat wa salam) a dit à Aisha (radhiyallahu 'anha) lorsqu'elle avait ses menstrues durant le hajj.

Aisha (radhiyallahu 'anha) a dit: "Nous avons continué avec le Messager d'Allah (alayhi salat wa salam) avec une autre intention que d'accomplir le Hajj. Comme j'étais à Sarif ou à côté (de cet endroit), je suis entré en état de menstruation. Le Messager d'Allah (alayhi salat wa salam) est venu vers moi alors que je pleurais, sur quoi il a dit: "Es tu en état de menstruation?" J'ai dit: "Oui"; et sur quoi il a dit: "C'est ce que Allah a ordonné pour toutes les filles d'Adam." (Sahih Muslim, Kitabul Hajj, Hadith #121 R8)

Quant au "le premier hayd a été envoyé aux filles d'Isra'il", ce n'est pas authentique.

Al-Haydh est un signe de puberté pour la femme. De même, la poussée des poils pubiens est un signe de maturité aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Par exemple dans l'histoire d'Atiyyah. On rapporte qu'Abdul-Malik a dit, "j'ai entendu 'Atiyyah Al-Quradhi dire: Nous étions présents devant le Messager d'Allah (alayhi salat wa salam) le jour de Quraidha (lorsque Banu Quraidha a été complètement tuée). Celui qui avait des poils sur le pubis fut tué, et celui qui n'avait pas de poil sur le pubis ne fut pas puni. J'étais parmi ceux qui n'avaient pas atteint la puberté, ainsi on me laissa partir." (Sunan ibnu Majah, Celui contre qui une punition n'est pas impérative, Hadith 2541)
Nous tirons de ce hadith , qu'il est permis de montrer ses parties intimes lorsque cela est nécéssaire.

Et aussi, le fait d'avoir des rêves mouillés fait partie des signes de maturité.

Hadith 118

الاستحاضة
(Istihaadhah) - le sang qui vient de l'utérus d'une femme (anormalement) dans autre que son temps spécifique. Le sang de l'istihaadhah est très clair et rouge. Le Prophète (alayhi salat wa salam) a dit que la couleur du sang des menstrues est foncé et on le reconnait à ses fortes odeurs.

Abu Hatim a appelé ce hadith munkar. La source de ce hadith qui est dans les deux Sahihs vient du hadith de Aisha (radhiyallahu 'anha) ou le Prophète (alayhi salat wa salam) a dit: "Donc lorsque vos vraies menstrues commencent arrêtez vos prières et lorsque elles sont finis lavez le sang (prenez un bain) et faites vos prières." (Sahih Bukhari, le Livre des Menstrues, Hadith 229)

On tire de ce hadith que la femme qui est éprouvée par le saignement de l'istihaadhah et qui est capable de distinguer ses menstrues, elle doit considèrer ces jours comme étant les jours du hayd. Ainsi, la femme qui est capable d'identifié ses menstrues, alors elle dépend de ca et traite ces jours comme étant les jours du hayd. Lorsque les signes du hayd disparaissent, elle prend un bain et se considère taahir (pure).

Le deuxième sorte de saignement est dans le cas d'une femme qui a sans arrêt l'istihaadhah et elle connait la période de ses menstrues. Dans ce cas, elle considère ces jours connus comme étant les jours du hayd et le reste des jours comme étant ceux du istihaadhah.

Le troisième sorte de saignement est dans le cas d'une femme qui n'a pas ses menstrues régulièrement, ni ne peut reconnaitre (identifier) ses menstrues, alors (dans ce cas) elle désigne 6-7 jours chaque mois pour ses menstrues, comme pour la majorité des femmes. Pour avoir des informations supplémentaires, voir les livres: Le sang naturel d'une femme d'Ibn 'Uthaymin et Fiqh-us Sunnah Vol. 1 de Sayyid Sabiq.

En résumer, une personne qui est éprouvée par l'istihaadhah tombe sous l'une des catégories suivantes:

1. Les femmes qui ont des règles régulières et qui connaissent ces jours, qui traitent ces jours connus comme les jours du hayd.
2. Celles qui sont capables de distinguer le sang de leurs règles du sang qui ne l'est pas, qui traitent ces jours connus comme les jours du hayd.
3. Celles qui n'ont pas des règles régulières et sont incapables de distinguer le sang des règles des autres types de sang, les jours du hayd sont comme ceux de la majorité des femmes (c à d 6-7 jours).

Dans le hadith d'Asma bintu 'Umays, le mot مركن
est un récipient utilisé pour laver les vêtements. Ce hadith a été mentionné dans As Sahih Musnad Mimma Laysa Fis Sahihayn Vol 2, page 456. Dans le hadith, il est mustahaab (recommandé) de faire le ghusl pour le Dhuhr et le Asr, de faire le ghusl pour le Maghrib et le 'Ishaa', et de faire le ghusl pour le Fajr. Cela vient de l'istihaadhah et ce n'est pas wajib.

Etre dans le mirkan est le chemin qui aide celles qui sont éprouvées par l'istihaadhah à distinguer le sang du hayd des autres sortes de sang. Si la couleur du liquide tourne au rouge foncé, c'est le hayd. Mais, si la couleur du liquide dans le mirkan tourne légèrement au jaune, c'est l'istihaadhah.
"et entre ces périodes elle devrait faire les ablutions" - cela signifie que si elle fait le ghusl pour le Dhurh, elle fait le wudhu pour la Salaatul Asr. Si elle fait le gusl pour le Maghrib, elle doit faire le wudhu pour la Salaatul 'Ishaa.

Hadith 119

Hamna bintu Jahsh (radhiyallahu 'anha) est une Sahaabiyyah (une femme compagnon du Prophète) et elle est une soeur de Zaynab (le femme du Prophète alayhi salat wa salam). Hamna est l'une de celles qui fut dans l'épreuve du الافك
. Quant à Zaynab, Allah l'en préserva en raison de sa piété.

L'Imam Ash-Shawkani (rahimahullah) a mentionné dans Nayl Al-Awtar que le mot ركضة signifie que le shaytan a trouvé un chemin pour interférer dans les affaires de son din, son tahaarh et sa salaah. اسنتقات
signifie devenir purifié.
Al-Bukhari a classé ce hadith hasan, et At-Tirmidhi a beaucoup été facilité lorsqu'il a authentifié ce hadith.

On peut tirer de ce hadith que pour celles qui ont été éprouvé par l'istihaadhah, il leur est alors mustahaab (recommendé) de retarder le Dhurh et de prendre un bain pour le Dhurh et le Asr, et de même faire le ghusl pour le Maghrib et le 'Ishaa, et de faire le ghusl pour le Fajr. Ceci est mustahaab et non wajib.

اعجب الامرين الي
- est la deuxième option qui est de faire le ghusl pour toutes les deux salaah. Cependant, certains savants ont dit que cette partie du hadith ne vient pas du Prophète (alayhi salat wa salam), et Allah sait mieux.

Hadith 120

Umm Habiba est la soeur de Zaynab et Hamna. Ce Hadith est rapporté par Muslim. On tire de ce hadith la permission de demander Ahlul-Dhikr. Et aussi, comme dans le hadith de Aisha (radhiyallahu 'anha) on voit que les femmes s'abstiennent de prier et de jeûner.

Dans le hadith, il est dit de faire le ghusl pour chaque salaah. cette partie du hadith vient d'elle et non du Prophète (alayhi salat wa salam). Le Prophète lui a ordonné de faire un ghusl lorsque ses menstrues était terminée.

Al istihaadhah annule le wudhu. Ceci de la majorité (jumhour) de Ahlul 'Ilm. La mustahadhah doit donc faire le wudhu pour chaque prière.

Ceci est pour les femmes qui ont des règles régulières, qui savent quand est ce que leurs règles commencent et finissent, et combien de jours dureront leurs règles.

Hadith 121

Les mots بعد الطهر
(après la purification) n'existent pas dans Al-Bukhari. C'est la parole d'Abu Dawud qui est authentique aussi.

الكدرة
- boueux (sa couleur est comme de l'eau sale)
الصفرة
- jaune

Dans ce hadith, une femme qui a la kudrah et la sufrah dans un moment autre que la menstruation n'est pas considéré hayd. C'est le sens litéraire du hadith. Cependant la compréhension du hadith indique que si la kudrah ou la sufrah apparait durant la période du hayd, c'est considéré hayd.

Le nom d'Umm Atiyyah est Nusaybah. La taharrah fait référence à l'une de ces deux choses: le blanc qui s'écoule de l'utérus ou la sécheresse des parties intimes (c à d, l'arrêt de l'écoulement du sang de l'utérus).

Si une femme a la kudrah ou la sufrah un, deux ou trois jours avant les jours de ses véritables menstrues, elle ne doit pas la considérer faisant partie du hayd, comme l'indique le hadith d'Umm 'Atiyyah.

Hadith 122

Dans ce hadith, nous apprenons que nous devrions être defférents des Juifs et que nous ne devrions pas les suivre. Et nous apprenons aussi l'interdiction d'avoir un rapport sexuel lorsque la femme est en état de menstruation.

الذكاح
- signifie le rapport sexuel. A l'intérieur du hadith, il est permis d'avoir des relations sexuels sans pénétration avec celle qui est en état de menstruation.

Hadith 123

Il y a trois types de Mubasharah (مباشرة
) lors de la menstruation: (Ce mot a plusieurs sens. Il peut signifier le rapport sexuel, la caresse par un homme et une femme, le toucher de peau en peau, aller au lit avec, ou copuler avec.

On doit regarder la phrase pour trouver la définition appropriée.)

1. مباشرة
: le rapport - la pénétration dans sa partie intime. Ceci est haraam par le Kitab et la Sunnah et c'est le ijmaa' (consensus) de Ahlul 'Ilm.

2. مباشرة
: avoir un rapport dans l'endroit entre le genou et le nombril en excluant la partie intime. Ceci n'est pas permis en accord à la plupart des 'Ulamah. Cependant, il y a un groupe de 'Ulamah qui disent que c'est permis en raison du hadith de 'Aisha (radhiyallahu 'anha) et c'est l'opinion la plus correcte. Mais, si la personne craint de tomber dans le haram, alors elle doit s'en abstenir.

Le Prophète (alayhi salat wa salam) a dit, celui qui évite les affaires douteuses s'éclaircit par rapport à sa religion et son honneur, mais celui qui tombe dans les affaires douteuses tombe dans ce qui est illégal, comme le berger qui pâture autour d'un sanctuaire, il y a tout dedans sauf le pâturage.

Vraiment chaque roi a un sanctuaire, et certainement le sanctuaire d'Allah est Ses interdictions.

3. مباشرة
: du dessus du nombril et au-dessous du genou. C'est permis.

اتزار
- signifie porter un izar comme Ibn Hajar l'a mentionné dans Fathul Bari Vol.1 page 404 (c à d, elle attache le izar tendu autour de sa taille.

Les fuquhaa (les Imaam du Fiqh) disent que les parties qui ont besoin d'être couvertes sont les parties du corps qui se trouvent entre le nombril puisque c'est la norme.

مباشرة - signifie le toucher de peau en peau.


Wa Allahu A'laam